Ceuta - joyeux Noël et barbelés
Ceuta: une enclave espagnole de 18, 5 km2 sur sol marocain, pas loin de Tanger et de Tetouan et en face de Gibraltar.
Il y a 2 Ceuta. La ville espagnole et la ville marocaine. Je savais pas, c'est d'ailleurs écrit nulle part. Quelques images de la ville espagnole:
(j'avais oublié que c'est bientôt Noël...)

et quelques unes de la ville marocaine:

(jamais vu autant de cartons partout. Pas tellement de plastique ou d'ordures en général, surtout des cartons...)
les maisons-containers-boîtes de conserve, construites en quelques jours...
les deux communautés ne se fréquentent guère. Elles ont du reste des histoires bien différentes. Les Espagnols y sont en gros depuis le début du XVII ème siècle, et ont développé depuis lors une certaine mentalité d'assiégés, rejoignant en cela les habitants de Gibraltar vis-à-vis de l'Espagne. D'ailleurs, l'Espagne revendique Gibraltar autant que le Maroc Ceuta.
Les Marocains quant à eux y sont à la fois depuis bien plus longtemps et depuis plus récemment. Beaucoup y sont arrivés depuis que cette ville représente une porte d'entrée très concrète vers l'Europe. Ils s'y sont alors installés dans des conditions qu'ils n'auraient peut-être pas acceptées au Maroc. Mais parce qu'ils sont si près du but, alors pourquoi pas vivre un moment au milieu des détritus, avec une vue directe sur le mur qui les entoure.
Chaque Marocain ou Marocaine à qui j'ai demandé comment il ou elle trouvait Ceuta, m'a dit que ça lui plaisait beaucoup. Mais je crois qu'on parlait d'autre chose. J'ai appris plus tard que leur quartier s'appelle autrement: "Principe". Eux, ils devaient parler du centre, de la vieille ville de Ceuta. Ou alors vraiment, il existe autre autre façon d'évaluer son existence, en fonction des espoirs que l'on met dans un futur plus ou moins proche...
La frontière est ahurissante. Il y en fait deux points de passage, mais j'en ai vu qu'un...un mélange entre un no man's land, un marché noir, un camps de transit, des gamins qui s'accrochent à n'importe qui, des postes de douaniers installées dans des containers, des jeunes au regard vitreux qui tournent autour, un cocktail d'uniformes marocains et espagnols... Et surtout une foule monstrueuse, dont une partie connaît les formalités passage, pendant que l'autre erre en regardant partout et en posant des questions, complètement perdue. C'est pas forcément toujours comme ça, m'a-t-on assuré. Il y a d'un côté la saint Nicolas, de l'autre bientôt l' Aïd-el-Kebir...ça explique.
Je n'ai pas pris de photos du point de passage, mon téléphone portable a déjà disparu en quelques minutes dans la bousculade, et je ne voulais pas faire subir le même sort à l'appareil photo.
Je me suis rabattue sur le mur...la partie grise sur le jaune correspond à ce qui a été réhaussé après que des groupes de jeunes Africains l'aient escaladé en 2005, lors de la vague d'assauts d'immigrants dont les médias se sont alors largement emparé. Il fallait réagir. La frontière a pris deux bon mètres de hauteur en plus sur tout le pourtour, et des caméras sont venus compléter l'arsenal. Ouf, le problème est reglé.


07.12.2008 20:00 Lien permanent 4 Commentaire(s) Imprimer le billet
Je me réjouis de votre visite sur mon carnet de voyage
Dans ce blog vous avez l'occasion de me donner votre avis personnel sur mon voyage. Alors n'hésitez pas !
salut a vous bon voila je suis othman jè22ans unjeune homme ma mère abite en france je suis musilment et je veux devenir crètient merci de m'aidez a faire quelque chose ou prendre un rendez vou avec vous merci a vous...sèrieux
ja heimatland liebi Astrid, itz hani der haub Winter kei internet gha wöumer d Chatz z Kabu het verfrässe das dumme Gschöpf, u itze gsehni da die unghüüre Biuder vo däm Marokko, das hätti auso nie dänkt dass die derart viu Dräck löh la umeligge, fasch e chli e schweinerei. Aber wäge de schöne Paumeböim isches doch vilich e Reis wärt. Liebe Gruess , Ueli
booschuur astride
lasagne war gut! wir sind ganz gestopft davon und erfreuen uns an deinen fotos. schuaiöös noel und grüssli an christian und die idee mit dem pullover war sehr gut.
effi ist zufrieden und grossiert und hat immernoch keine haareli aber sonst alles gut. hier vera:
csòkolom, nagysàgod, màr alig vàrom, hogy a kend konyhàjâban hallgathassam az elbeszèlèseit az ùtikalandjairòl. szombaton trisztàn ès izoldèt hallgattam-teljesen lenyüügözött-az^òta szenvedèlyes wagneriàner vagyok! puszi veràcska
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Commentaires :

mi vida sin ti no existe, mi luz si no estas se apaga y si no estoy a tu lado mi corazon seguira desesperado.........o gritara de